Principes d’économie
Deux branches : microéconomie et macroéconomie
- Présentation du cours
- Les dix principes de l'économie
- Penser comme un économiste
- Interdépendance et gains à l'échange
- Les forces du marché : l'offre et la demande
- L'élasticité et ses applications
- Offre, demande et politiques publiques
- Consommateurs, producteurs et efficacité des marchés
- Application : le coût de la fiscalité
- Application : le commerce international
- Deux branches : microéconomie et macroéconomie
Principes d’économie
Chapitre 9 : Deux branches : microéconomie et macroéconomie
Ce que le cours a construit
Un outillage, et un fil rouge
Neuf chapitres, un seul marché
Le cours a suivi une progression unique : poser le raisonnement économique, décrire le marché, le mesurer, puis évaluer ce que les politiques lui font.
Un seul marché — celui des dattes — a servi du chapitre 3 au chapitre 8. Les mêmes nombres y sont revenus, ce qui permet de comparer directement les effets de chaque intervention.
Le fil rouge chiffré, en un tableau
Marché de référence : Q_d = 140 - 4P, Q_o = 4P - 20.
| Situation | Prix | Quantité | Surplus total |
|---|---|---|---|
| Équilibre libre | 20 | 60 | 900 |
| Prix plafond à 15 | 15 | 40 vendus | pénurie de 40 |
| Prix plancher à 25 | 25 | 40 vendus | excédent de 40 |
| Taxe de 5 | 22{,}5 \,/\, 17{,}5 | 50 | 875 |
| Ouverture à 15 | 15 | 80 consommés | 1000 |
Une lecture verticale suffit : toute entrave à l’équilibre réduit le surplus total, l’ouverture l’augmente.
Les acquis, chapitre par chapitre
Ce que vous savez faire
| Chapitres | Compétence acquise |
|---|---|
| 1–2 | Raisonner en coût d’opportunité et à la marge ; distinguer positif et normatif |
| 3 | Identifier un avantage comparatif et fixer un intervalle de prix d’échange |
| 4 | Trouver un équilibre et analyser un choc en trois questions |
| 5 | Calculer une élasticité et en déduire l’effet sur la recette |
Les acquis, la seconde moitié
Définition
| Chapitres | Compétence acquise |
|---|---|
| 6 | Prévoir les effets d’un plafond, d’un plancher, d’une taxe |
| 7–8 | Mesurer un surplus, chiffrer une perte sèche |
| 9 | Établir le bilan complet d’une ouverture commerciale |
La partition de la discipline
Deux échelles, une même méthode
Rappel du chapitre 1
La microéconomie étudie les décisions des ménages et des entreprises, et les marchés particuliers où elles se rencontrent.
La macroéconomie étudie l’économie prise dans son ensemble : croissance, inflation, chômage.
Pourquoi séparer ce qui obéit aux mêmes principes
Les dix principes valent aux deux échelles. Mais les questions changent, et surtout les résultats ne s’additionnent pas simplement.
Une entreprise qui licencie réduit ses coûts ; toutes les entreprises qui licencient ensemble réduisent la demande qui leur adresse ses commandes. Ce qui est vrai de chacun peut être faux de tous : c’est ce qu’on appelle un sophisme de composition, et c’est la raison d’être de la macroéconomie.
Ce que prolonge la microéconomie
Là où ce cours s’arrête, l’autre commence
Le chapitre 6 a établi l’efficacité du marché sous trois hypothèses : concurrence parfaite, absence d’externalité, information complète.
Principes de microéconomie lève ces trois hypothèses, une par une :
| Hypothèse levée | Chapitres |
|---|---|
| Absence d’externalité | 1–3 : externalités, biens publics, fiscalité |
| Concurrence parfaite | 4–8 : coûts, monopole, oligopole |
| Information complète | 11–12 : asymétrie d’information, choix réels |
Le lien avec les mathématiques
Application en gestion
La courbe d’offre du chapitre 3 était donnée. La microéconomie la construit à partir des coûts de l’entreprise, et cette construction passe par une optimisation.
Le monopole qui maximise son profit en annulant une dérivée est le chapitre 4 de Mathématiques pour la gestion : les deux cours se répondent directement.
Ce que prolonge la macroéconomie
Les grandeurs d’ensemble
Principes de macroéconomie commence par définir ce qu’il mesure — PIB, indices de prix, taux de chômage — avant d’expliquer quoi que ce soit.
| Question | Chapitres |
|---|---|
| Comment mesure-t-on ? | 1–2 : PIB, inflation |
| Pourquoi certains pays sont-ils riches ? | 3–5 : croissance, épargne, finance |
| D’où viennent chômage et inflation ? | 6–9 : chômage, monnaie, économie ouverte |
| Que peut la politique économique ? | 10–12 : offre et demande globales, politiques |
Le lien avec l’économétrie
Application en gestion
Toutes les séries que l’économétrie manipulera — PIB, inflation, chômage, taux d’intérêt, taux de change — sont définies en macroéconomie.
On ne modélise pas correctement une série dont on ignore la construction : un PIB en volume et un PIB en valeur ne racontent pas la même histoire, et confondre les deux fausse toute estimation.
La place de ce cours
Où mène l’économie
La suite du niveau Licence
| Bloc | Ce qu’il apporte |
|---|---|
| Économie | les questions et le vocabulaire — ce cours et ses deux suites |
| Mathématiques | optimiser, résoudre un système, suivre une grandeur dans le temps |
| Statistique et probabilités | décrire, modéliser le hasard, conclure d’un échantillon |
| Introduction à l’économétrie | réunir les trois : expliquer une variable économique par d’autres |
Pourquoi l’économie vient en premier
Intuition
Une régression produit toujours un coefficient. Rien dans le calcul ne dit si ce coefficient a un sens.
L’élasticité-prix estimée au chapitre 18 d’économétrie n’est interprétable que parce que le chapitre 4 de ce cours a dit ce qu’une élasticité est, et ce qu’on attend de son signe et de son ordre de grandeur.
L’économie fournit les hypothèses ; l’économétrie les met à l’épreuve. Ni l’une ni l’autre ne suffit seule.
Ce qu’il faut retenir
Le résumé du cours
Cinq points, pour dix chapitres
- La rareté impose des choix ; tout choix a un coût d’opportunité, et les décisions se prennent à la marge.
- L’échange enrichit les deux parties dès lors que les coûts d’opportunité diffèrent.
- L’offre et la demande déterminent prix et quantité ; l’élasticité dit avec quelle force.
- L’équilibre concurrentiel maximise le surplus total — sous trois hypothèses qu’il faut connaître.
- Toute entrave crée une perte sèche, mesurable, à mettre en balance avec ce qu’elle poursuit.
Le mot de la fin
Ce cours n’a donné aucune réponse politique. Il a donné de quoi poser les questions correctement : distinguer ce qui se mesure de ce qui se discute, chiffrer un effet plutôt que d’en affirmer le sens, et reconnaître les hypothèses sous une conclusion.
C’est peu, et c’est exactement ce qui manque le plus souvent au débat économique.
Ressources du chapitre
- Diapositives
- Polycopié du chapitre
- Exercices corrigés
- Application interactive
- — Vidéo
- QCM (bientôt)