Introduction à l’économétrie

L’économétrie confronte les théories économiques aux faits. Une théorie, des données, une méthode statistique : retirez-en un, il n’y a plus d’économétrie. En 1936, Keynes affirme que la consommation croît moins vite que le revenu — il ne dit pas de combien. Ce cours mesure ce « de combien », et dit à quelles conditions la mesure vaut quelque chose.

C’est le cours qui referme le niveau Licence, et il n’introduit aucun outil nouveau. La covariance de la statistique descriptive devient la pente ; le théorème central limite des probabilités rend les tests possibles ; l’erreur-type de la statistique inférentielle devient celle d’un coefficient ; la décomposition de la variance devient le R². Ce qui change est la question posée : non plus décrire une grandeur, mais expliquer une variable par d’autres.

Deux fils rouges le traversent, tous deux en coupe instantanée. Les cinq cents salariés des trois cours précédents fournissent une équation de gains à la Mincer — l’un des modèles les plus estimés de l’économie appliquée — et tout ce qu’il faut pour rencontrer l’hétéroscédasticité, les variables indicatrices et le biais de variable omise, dont la formule se vérifie ici à la quatrième décimale. Une enquête de budgets de quatre cents ménages, répartis en quarante quartiers, porte la fonction keynésienne et les erreurs groupées. Trente-neuf figures accompagnent le raisonnement.

Le cours écarte délibérément les séries temporelles. Une série porte une tendance : deux grandeurs croissantes paraissent liées sans l’être, et le coefficient de détermination y dépasse couramment 0{,}99 sans qu’aucune relation économique n’existe. Traiter cela demande les tests de racine unitaire et la cointégration, qui relèvent des cours de séries temporelles et d’économétrie avancée. Le premier chapitre l’explique ; l’hypothèse d’indépendance des erreurs est traitée sous sa forme correcte sur coupe, celle du regroupement.

La dernière partie s’arrête là où commence l’économétrie de Master : au seuil de la causalité. Un coefficient significatif établit une association, jamais un effet causal — et savoir le dire est ce qui distingue un économètre d’un utilisateur de logiciel.

Cours de synthèse du niveau Licence, après le bloc statistique — approfondi au niveau Master.

Syllabus

Niveau Licence — après la statistique inférentielle
Volume horaire indicatif 22 chapitres, soit environ 33 h de cours
Prérequis Avoir suivi la statistique inférentielle.

Chaque chapitre est un diaporama en PDF. Le tableau ci-dessous rassemble, chapitre par chapitre, les diapositives et le reste du matériel — polycopié, exercices, vidéo — au fur et à mesure de leur mise en ligne.

Chapitres et documents

# Chapitre Diapositives Polycopié Exercices Vidéo
1 Qu’est-ce que l’économétrie PDF
2 De la théorie au modèle PDF
3 Le modèle économétrique PDF
4 Les moindres carrés ordinaires PDF
5 La qualité de l’ajustement PDF
6 L’inférence sur les coefficients PDF
7 La prévision PDF
8 Le modèle multiple et le ceteris paribus PDF
9 Estimation et R carré ajusté PDF
10 Les trois niveaux de test PDF
11 Les variables qualitatives PDF
12 Les hypothèses de Gauss-Markov PDF
13 La carte des violations PDF
14 La multicolinéarité PDF
15 L’hétéroscédasticité PDF
16 Les erreurs groupées PDF
17 La variable omise PDF
18 Normalité et points influents PDF
19 Les formes fonctionnelles PDF
20 Choisir un modèle, et le seuil de la causalité PDF
21 Étude de cas PDF
22 Mise en œuvre sur R et Python PDF